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Actualités 2005
Programme LIFE : Ruisseaux de têtes de bassins et faune patrimoniale associée

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> Des projets d’arrêtés de protection de biotopes pour les ruisseaux à Ecrevisses de Franche-Comté et de Bourgogne

> Réunions du comité de pilotage et du comité scientifique et technique : bilan 2005 et orientations pour 2006

> 5 et 6 décembre 2005 : chantier de démonstration de téléphérage en Forêt de Chaux (Jura)

> 15 et 16 novembre 2005 : workshop européen sur la moule perlière à Bad Elster (Allemagne)

> 24 octobre 2005 : formation et chantier de démonstration de débardage pour les professionnels forestiers en Forêt de Châtillon (Côte d’Or)

> 12 et 13 octobre 2005 : « Alerte aux belles invasives » à Saint-Omer, colloque organisé par le PNR des Caps et Marais d’Opale et l’Agence de l’Eau Artois-Picardie

> 7 et 8 septembre 2005 : visite des experts mandatés par la Commission Européenne

> Clés de détermination : identifiez les écrevisses et les moules d’eau douce grâce aux documents mis en ligne. RDV sur la page « Téléchargement ».

> Du 17 au 19 mai : rencontres « moules perlières » au PNR du Morvan

> Du 2-4 mai 2005 / colloque Craynet à Florence

> 2005 : l’année des états des lieux…

> ....et de la présentation du projet

 

Des projets d’arrêtés de protection de biotopes pour les ruisseaux à Ecrevisses de Franche-Comté et de Bourgogne
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Ecrevisse à pieds blancs - photo : L. ParisLe PNR Morvan, à travers l’équipe du programme LIFE Ruisseaux, participe actuellement aux groupes de travail pour la rédaction et la mise en place d’Arrêtés Préfectoraux de Protection de Biotope (APPB).
Cette démarche vise à mieux protéger réglementairement les habitats des dernières populations d’Ecrevisses à pieds blancs recensées dans les départements de la Haute-Saône et de l’Yonne.

La participation de l’équipe du LIFE Ruisseaux assure une cohérence des actions menées à l’échelle des deux régions.
Le département du Jura entreprendra prochainement ce travail. Dans ces trois départements, la démarche est portée par la Fédération Départementale des Associations Agréées de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques.

 

Réunions du comité de pilotage et du comité scientifique et technique : bilan 2005 et orientations pour 2006
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Réunion du comité de pilotage du 2 décembre - photo : A-S. Vincent Le 2 décembre, le troisième comité de pilotage du programme, intégrant les partenaires associés et les financeurs, s’est réuni à Dole (39) dans les locaux de l’ONF.
Les principaux éléments du rapport d’activité 2005 ont été présentés par « l’équipe LIFE » du PNR du Morvan et les chargés de mission de l’ONF, du PNR du Haut-Jura et de l’ADAPEMONT : avancement des études, des actions préparatoires aux travaux, bilan administratif et financier. Les actions prévues en 2006 ont ensuite été évoquées. Elles correspondent essentiellement aux premiers travaux de restauration et à la finalisation des études préalables.

Le 15 décembre, un comité scientifique et technique s’est tenu à Besançon (25) sur le thème de la réintroduction de l’écrevisse à pieds blancs et du contrôle des écrevisses « américaines » envahissantes.
A partir des données recueillies lors des études menées en 2005 sur les deux sites pressentis (suivi thermiques, inventaires piscicoles, inventaires des macro invertébrés et qualité de l’eau) et de leur propre expertise, les membres du comité scientifique se sont prononcés pour une expérience de réintroduction par translocation. Les modalités pratiques devront être finalisées au cours du premier semestre 2006.

L'écrevisse Signal (ou de Californie) menace l'écrevisse à pieds blancs car elle entre en compétition avec l'écrevisse autochtone et est surtout le vecteur de la peste de l'écrevisse - photo : L.Paris Concernant la lutte contre les écrevisses envahissantes, en particulier l’Ecrevisse Signal ou de Californie, les résultats des pêches de destruction sont difficilement exploitables en l’état et le CST a décidé le renforcement des efforts de capture en 2006 sur tous les sites concernés.
L’objectif principal est de déterminer l’effort de capture minimal pour aboutir à un contrôle des populations limitant le risque de disparition encouru par les populations d’Ecrevisse à pieds blancs autochtones.
Des bilans sanitaires seront également réalisés afin de préciser l’importance de la menace présentée par les écrevisses invasives sur chacun des sites.

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5 et 6 décembre 2005 : chantier de démonstration de téléphérage en Forêt de Chaux (Jura)
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Le charriot, pouvant porter 3 tonnes de bois, se déplace sur le câble tendu sur le mat. Le bois est stocké en bordure de parcelle avant évacuation - photo : V. AugéEn Forêt domaniale de Chaux (39), un chantier de débardage en plaine par câble (téléphérage) a été co-organisé dans le cadre du programme LIFE « Ruisseaux de têtes de bassin et faune patrimoniale associée » et d’un programme national financé par le Ministère de l’Agriculture (DGFAR).

Les pilotes de cette opération de promotion d’un système de débardage sans impact sur les cours d’eau, déjà largement répandu dans d’autres pays Franchissement du cours d'eau - photo : V. Augéeuropéens, étaient l’ONF, le CTBA (Centre Technique du Bois et de l’Ameublement), et l’AFOCEL (Association Forêt Cellulose).
Cette technique, habituellement utilisée en montagne, sur des terrains très pentus, présente l’avantage de ne pas nécessiter la traversée répétée des cours d’eau et de permettre l’exploitation forestière sur des sols peu portant ou saturés en eau. Les atteintes au milieu sont donc très réduites, rendant cette méthode particulièrement intéressante pour les sites fragiles ou traversés de cours d’eau.
La parcelle exploitée, de 7 ha, est coupée en deux par un ruisseau bordé de zones humides. Sur les 600 m3 de bois martelés, 500 ont été débardés par câble.
Deux jours de démonstration ont été organisés, permettant à 178 personnes de visiter le chantier, parmi Débardage du bois lors des visites organisées sur 2 journées - photo : V. Augélesquelles des entrepreneurs de travaux forestiers, des scieurs et des exploitants forestiers, des représentants de la forêt privée, des représentants de la presse, des opérateurs de sites Natura 2000, des représentants des communes, des particuliers, des enseignants et des étudiants d’écoles forestières, des représentants des chambres d’agricultures, des agents de l’ONF, un représentant du Conseil Général du Jura, des naturalistes…
Les bilans techniques et économiques de cette opération seront réalisés par l’AFOCEL et le CTBA.

 

15 et 16 novembre 2005 : Workshop européen sur la moule perlière à Bad Elster (Allemagne)
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Visite de terrain au bord d'un cours d'eau à Moule perlière - photo : S. BoccaLe programme LIFE « Moules d'eau douce Unionoidea dans la région frontière des trois pays Bavière, Saxe et République Tchèque » a animé un Work shop regroupant environ 50 personnes et les Piège à sédiments sur un affluent d'un cours d'eau à Moule perlière - photo : P. Durletreprésentants de six programmes LIFE. Ce colloque très instructif comprenait la visite, par une très froide matinée de terrain, des sites d’actions allemands et en particulier des aménagements réalisés (tels les pièges à sédiments sur les affluents de rivières à mulette).
Lors des exposés en salle, les intervenants ont fait le point sur les avancées des programmes de recherche et des actions de gestion menées à travers l’Europe dans le cadre, ou non, des programmes LIFE.Explications des aménagements réalisés pour améliorer l'habitat de Margaritifera margaritifera - photo : S. Bocca



Ce groupe de travail a également permis de se rendre compte de l’importance culturelle que représente la Moule perlière dans les pays saxons, alors que l’espèce passe presque inaperçue en France.
Les Actes du colloques (en anglais ou en allemand uniquement) sont disponibles ici

Pour en savoir plus : www.life.bezirk-oberfranken.de

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24 octobre 2005 : formation et chantier de démonstration de débardage pour les professionnels forestiers en Forêt de Châtillon (Côte d’Or)
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Le 24 octobre 2005, en Forêt Domaniale de Châtillon (21), l’Office National des Forêts a organisé une journée destinée à informer les professionnels forestiers.
Informations en salle sur les techniques disponibles pour une meilleure prise en compte des ruisseaux lors des opérations de débardage - photo : D. MazuéL’objectif était de communiquer sur l’importance de la prise en compte des cours d’eau lors des chantiers et sur les moyens et techniques actuellement disponibles.

La journée comprenait deux phases :

- une sensibilisation et une information aux entrepreneurs de travaux forestiers, exploitants forestiers, personnels de l’Office National des Forêts et autres organismes sur l’intérêt écologique des ruisseaux et sur les solutions pour mieux les prendre en compte lors des travaux d’exploitation,

Passage du porteur sur le franchissement temporaire aménagé sous les yeux des participants - photo : L. Paris- une démonstration de moyens de débardage respectueux des ruisseaux sur un cas concret en forêt de Châtillon :
mise en place et utilisation de franchissements temporaires de cours d’eau (tubes PEHD), démonstration de débusquage à l’aide de la traction animale (cheval).

Cette journée a permis de réunir 33 personnes dont 11 entrepreneurs de travaux forestiers et exploitants forestiers, 10 personnels de l’ONF et 12 personnes d’autres organismes (Centre Régional de la Propriété Forestière, PNRM, …) ou en formation professionnelle (CFPPA).

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12 et 13 octobre 2005 : « Alerte aux belles invasives » à Saint-Omer, colloque organisé par le PNR des Caps et Marais d’Opale et l’Agence de l’Eau Artois-Picardie
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L’objet du colloque était de faire le point sur la notion d’espèces invasives et d’aborder la lutte contre ces espèces au travers d’expériences régionales et nationales.
Environ 250 personnes ont assisté aux débats et interventions - photo : E. PesmeCes rencontres ont été l’occasion de contacts intéressants au sujet des retours d’expériences, notamment à propos de tentatives de gestion de la Renouée du Japon en bordure de cours d’eau.
La diffusion de la plaquette du programme et l’exposition du poster durant ces deux jours a en outre permis de mieux faire connaître le LIFE Ruisseaux à un public directement concerné par les problématiques d’espèces envahissantes. Cependant, les divers contacts pris montrent que les connaissances sur la répartition des différentes espèces d’écrevisses, autochtones ou exotiques, sont très hétérogènes d’une région à l’autre.

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7 et 8 septembre 2005 : visite de l'équipe externe de la Commission Européenne
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Explication des enjeux et des actions qui seront entreprises sur le site Natura 2000 "Ruisseaux à écrevisses de l'Yonne amont" - photo : P. DurletLes experts mandatés par la Commission Européenne pour suivre le déroulement des programmes LIFE Nature en France ont rendu visite à l'équipe du PNR du Morvan début septembre.
Ils ont pris connaissance sur le terrain des premiers éléments des études de diagnostic initial sur les deux sites morvandiaux.
L'équipe du PNR et de l'ONF leur a détaillé les enjeux et les actions qui sont prévues sur les sites Natura 2000 afin de sauvegarder la faune patrimoniale.
Cette rencontre a aussi été l'occasion de présenter l'organisation de la "cellule LIFE" du PNR du Morvan ainsi que l'organisation des partenaires associés pour mener à bien le projet sur les 10 sites Natura 2000 concernés en Bourgogne et Franche-Comté.

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 17 au 19 mai 2005 / rencontres « moules perlières » au PNR du Morvan : échanges sur le thème de la gestion de la Moule perlière, rassemblant des gestionnaires français et européens
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Exposés en salle : le statut de Margaritifera margaritifera en France par G. Cochet - photo : K. LamoureuxCes rencontres organisées dans le cadre du programme LIFE sur trois journées ont rassemblé une trentaine de personnes parmi lesquelles G. Cochet (spécialiste français de la moule perlière – correspondant MNHN), l’équipe du LIFE Nature belge sur la conservation de la Moule perlière, plusieurs équipes travaillant sur ce thème en France (PNR Périgord-Limousin, CPIE Orne, SEPNB Bretagne-Vivante) et nos partenaires : ONF, CSP, Adapemont, DIREN Bourgogne.
Présentation des sites à Moules par L. Paris et P. Durlet du PNR du Morvan - photo : E. Pesme Le premier jour, consacré aux présentations en salle, a d’abord permis de faire le point sur les connaissances actuelles sur l’espèce, son statut en France et en Europe, et son déclin généralisé depuis le début du siècle. Les participants ont ensuite exposé les différentes problématiques auxquelles ils se trouvent confrontés et les initiatives qu’ils mènent actuellement, ou envisagent de mener, pour tenter de préserver les populations résiduelles.


Recherche des larves de Moules perlière sur les branchies des truites - photo : S. Richard La matinée du 18 mai était réservée à la présentation sur le terrain des différents milieux occupés par la Moule perlière dans le Morvan et à la recherche des individus in-situ. Laurent Paris, responsable du pôle Ressources naturelles du Parc naturel régional du Morvan, a fait part de son expérience sur ce territoire et inventorié les facteurs ayant causé la régression des secteurs à Moule perlière (dégradation de la qualité de l’eau et des habitats, influence des barrages et des étangs…).

Ces facteurs sont souvent communs à ceux responsables de la diminution des populations de truite fario, ce qui contribue à accentuer encore la fragilité des populations de Moules étant donné la relation de dépendance qui les lie. L’après-midi, une capture de truites par pêche électrique a été réalisée par le Conseil Supérieur de la Pêche à l’aval d’un secteur à Moule perlière. Malheureusement aucune larve de Moule n’a pu être observée sur les branchies des rares truites capturées, en dépit des précieux conseils prodigués par l’équipe du programme LIFE Nature belge sur la conservation de cette espèce.

Les étangs contribuent à la diminution des effectifs de truites sur le site du Cousin en amplifiant le réchauffement de l'eau en été - photo : E. PesmeEnfin, le dernier jour de cette rencontre a été l’occasion d’une visite sur le site à Moule perlière concerné par le programme LIFE « Ruisseaux de têtes de bassins et faune patrimoniale associée» : le Cousin en amont du lac de Saint-Agnan. Les principales problématiques ont été exposées sur le terrain (cf. fiche du site) et une recherche des individus sur un tronçon du ruisseau a été effectuée.

L’équipe du LIFE « Ruisseaux » tient à remercier tous les participants, qui par leurs interventions ont contribué à faire des rencontres un moment d’échanges particulièrement intéressants et constructifs.

 
 2-4 mai 2005 / colloque Craynet à Florence : présentation du programme aux scientifiques européens travaillant sur les écrevisses et leur gestion
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Craynet Final Conference à Florence - photo : E. PesmeParticipation à la conférence finale du réseau Craynet à Florence du 2 au 4 mai. Lors de la session consacrée à la gestion des milieux, l’équipe du programme LIFE « Ruisseaux de têtes de bassins et faune patrimoniale associée » a présenté le projet devant une centaine de chercheurs et gestionnaires de toute l’Europe engagés dans la préservation et l’étude des écrevisses.

Au cours de ces trois jours, l’équipe a pris des contacts au cours d’échanges informels et distribué des plaquettes de présentation du programme en français et en anglais.

Présentation du programme et échanges d'informations autour des posters - photo : P. DurletPlusieurs contacts semblent particulièrement intéressants et pourraient déboucher sur des partenariats ou des collaborations :

_ retour d’expérience du Life italien sur la réintroduction d’écrevisses
_ projet de réintroduction d’écrevisses à pieds blancs par le service Environnement de la région de Catalogne
_ étude sur la propagation de la peste de l’écrevisse réalisée par l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage de Suisse
_ technique de détection de l’infection des écrevisses américaines développée par une équipe universitaire de Munich,
_ échanges avec une association belge ayant réalisée plusieurs documents de vulgarisation sur les écrevisses
_ échanges concernant les habitats inhabituels des écrevisses à pieds blancs avec M. Holdich (UK), concernant également certains sites du programme LIFE « Ruisseaux de têtes de bassins et faune patrimoniale associée ».

Présentation orale du programme en session plénière - photo : E. Pesme

 
 2005 : l’année des états des lieux…
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Pêche électrique d'inventaire réalisée par le Conseil Supérieur de la Pêche - photo : E. PesmePour tester l’efficacité des techniques et moyens mis en jeu, la méthode est simple : diagnostic initial, travaux ou aménagements, et suivi de l’évolution du milieu naturel après travaux.

Au début du programme (année 2005 pour la plupart des sites) un état initial de chaque site d’expérimentation est dressé comprenant, en fonction des données déjà disponibles :
· suivi permanent de la température de l’eau (la température de l’eau, en particulier la moyenne du mois le plus chaud est un des principaux facteurs qui régit la répartition des espèces aquatiques)Biométrie : espèce, poids et longueur de chaque poisson pêché lors des inventaires - photo : P. Durlet
· analyse de la qualité de l’eau et des habitats par l’intermédiaire d’inventaires biologiques (insectes et autres invertébrés vivant totalement ou partiellement dans l’eau, plus ou moins sensibles à la pollution selon des espèces : l’analyse du peuplement permet de déduire la qualité de l’eau)
· description fine de la qualité des habitats par des relevés de la répartition des différents types d’habitats présents (vitesse du courant, profondeur, composition du lit, inventaire des obstacles à la migration : la présence d’une espèce dépend de l’attractivité du milieu : elle doit pouvoir s’y nourrir, y grandir et s’y reproduire, ou pouvoir effectuer des déplacements vers d’autres endroits plus favorables pour l’une ou l’autre des fonctions vitales)
· inventaires des espèces présentes et analyse de la densité des peuplements, par des pêches électriques réalisées par le Conseil Supérieur de la Pêche et/ou des prospections visuelles
· éventuellement, analyses complémentaires : recherche par analyse en laboratoire de substances toxiques fixées dans le sédiment ou dans la végétation aquatique…

Récupération des données sur la température de l'eau, enregistrées en continu par les sondes thermiques - photo : E. PesmeLes travaux et aménagements prévus seront réalisés à la suite des diagnostics initiaux.
Une fois cette phase opérationnelle terminée, les mesures de l’état du site seront de nouveau réalisées. La comparaison entre le diagnostic initial et les résultats obtenus au cours du suivi après travaux permettra de juger de l’efficacité des moyens employés : vitesse de recolonisation, amélioration de la qualité de l’eau et des habitats, baisse de la température de l’eau…et de comparer les types d’aménagements testés sur des problématiques similaires dans des contextes différents.

 
 …et de la présentation du projet

Les chargés de mission « LIFE » du PNR du Morvan (coordinateur), de l’ONF, du PNR du Haut-Jura et de l’Association pour le Développement et l’Animation de la Petite Montagne du Jura ont commencé à organiser des rencontres et des réunion publiques afin d’expliquer localement le contenu du programme sur chaque site d’expérimentation.
Les rencontres, en particulier avec les propriétaires, exploitants agricoles et élus locaux visent également à faire connaître le projet dans sa globalité : enjeux, objectifs et moyens mis en œuvre, et à souligner qu’au-delà de la protection des espèces ciblées, qui sont des indicateurs de la qualité de l’environnement, la finalité du programme est d’abord de développer des techniques de développement durable autour des ruisseaux. Seule une exploitation durable de l’environnement permettrait de concilier à la fois les usages et la conservation de fait d’un environnement naturel de qualité.

 

Exposition "Préservons les ruisseaux" Jeux en ligne : Mission Galli, sauvons nos ruisseaux !   Imprimer Retour à la page d'accueil fermer